Honorons la mort à Samhain

Avertissement : pour tout ce qui concerne Samhain et les autres grandes fêtes sorcières, je parlerais de « fêtes païennes », de « fêtes saisonnières » ou de « célébrations magiques »,… mais JAMAIS de « sabbat ». La raison est toute simple : le terme sabbat est lié à la culture juive, et l’utiliser pour des célébrations spirituelles n’ayant aucun lien avec le judaïsme (surtout quand on n’est pas soi-même juif·ve), c’est ce qu’on appelle de l’appropriation culturelle. Et sur mon site je m’efforce de ne pas m’adonner à cela, par respect pour les autres cultures et spiritualités.

Tandis que l’automne fait son office, jour après jour la nature chemine vers sa « mort » prochaine. L’hiver vient, et nous nous préparons au froid, au manque de verdure, de luminosité… Mais à mesure que le jour décline et que les ténèbres de la nuit gagnent en vigueur, le monde magique est de plus en plus effervescent.

Pour le commun des mortel·le·s, la fin du mois d’Octobre annonce l’heure de chasser les bonbons en costume de monstres… Mais pour la communauté sorcière, c’est le temps d’une grande célébration. Alors aujourd’hui, je vais vous montrer comment nous honorons la mort à Samhain…

Lanterne jaune et pierres sur une tranche d'arbre, le tout entouré, de gauche à droite, par un coffret en bois, un bouquet de roses noires en bois dans un vase imitant une tour, une citrouille, un balais de sorcière, des feuilles mortes et une poterie peinte représentant un hibou. devant sont étalées des feuilles mortes.
La lumière de Samhain - ©La Tanière de Mélusine

Dernière mise à jour de l’article le 28 Octobre 2021.

Modifications apportées : ajouts et corrections concernant les divinités, les correspondances, et les sources, ainsi que diverses corrections minimes.

Aux origines… 

Beaucoup prétendent avec facilité que la fête de Samhain vient d’Irlande (c’est d’ailleurs une sorte de fierté nationale), et que le nom, en gaélique (et que l’on prononce  saʊ.ɪn  ou « sa(u)-ouine », et non pas « sa-main » ou « sa-mayne »), voudrait dire « fin de l’été« . Certes, il y a du vrai, dans le sens où cette célébration est fortement ancrée en Irlande. Mais elle était également fêtée dans le reste du monde celtique tout comme dans le monde germanique (dont font partie les nordiques). Le manque de sources écrites fiables (et de l’époque, puisque tout ce qui a été écrit est de loin postérieur à la naissance des anciens rites) rend malaisé la définition d’une origine bien nette à Samhain…

Avec la romanisation puis la christianisation successives des anciens peuples, ainsi que les mélanges des uns avec les autres au fil des siècles, Samhain (et Halloween, sa version plus commerciale communément admise par la société) est la résultante de plus de 1000 ans de mélanges et d’influences mutuelles… Pas évident alors de tout démêler.

On sait cependant que Samhain était une très grande célébration, un moment charnière dans les cultures anciennes, principalement pastorales. Fin Octobre / début Novembre on ramenait les troupeaux dans les villages pour passer l’hiver en sécurité. C’était le passage à la période sombre, avec, à l’époque, l’arrivée des premières gelées. Samhain est, par ailleurs, le vieux nom irlandais pour le mois de Novembre.

Pour la communauté sorcière, Samhain est plusieurs choses : c’est la troisième et dernière fête des moissons (après Lughnasadh et Mabon), c’est le moment où le voile entre les mondes est le plus fin, et surtout cela marque la fin et le début du cycle des saisons. Ainsi, beaucoup le considèrent comme le « nouvel an sorcier ».

Le moment de la fête…

A l’origine, la date n’était pas fixe : il semblerait qu’on suivait le calendrier lunaire, ainsi la date changeait chaque année. De même, Samhain donnait apparemment lieu à de grandes festivités, qui s’étalaient sur sept à neuf jours. Seulement, c’était sans compter sur la christianisation, qui a eu vite fait d’uniformiser tout cela, avant de faire disparaître – plus ou moins – cette fête. 

Tout comme pour Noël, Pâques ou d’autres fêtes chrétiennes, la date n’est pas un hasard. Le 1er Novembre, comme vous le savez, c’est la Toussaint (ou autrement dit, la fête de tous les saints). Le 2 Novembre, c’est la fêtes des fidèles décédés (autrement dit, la fête de tous les – autres – morts). Une hypothèse veut que l’on demandait aux saints d’intercéder pour les morts, pour garantir leur entrée au Paradis. Aujourd’hui, ces deux fêtes sont mêlées par praticité : le 1er Novembre étant férié, c’est tout de même plus simple pour aller visiter le défunts. 

Nous avons donc là deux fêtes, chrétiennes, liées à la mort. Là-dessus se greffe Samhain, sous la forme moderne de Halloween, qui est la contraction de « all hollows’ eve », c’est à dire « la veille du jour de tous les saints ». Ainsi, Samhain se fêterait sur ces trois jours pour beaucoup de gens. Si l’on rajoute deux à trois jours avant et après, on arrive alors aux sept à neuf jours de festivités. La boucle est bouclée.

Pour résumer : la date « officielle » de Samhain est le 31 Octobre, mais vous pouvez fort bien décider d’étaler vos célébrations jusqu’au 2 Novembre, ou encore de les commencer dès le 28 Octobre pour les conclure au plus tard le 5 Novembre. Pour ma part, je considère que les préparatifs font partie intégrante de la fête de Samhain, ce qui me permet de profiter de cette période à fond, même si le gros de ma pratique sera concentré le 31. Et traditionnellement, on considère que le moment fort de Samhain est durant la nuit du 31 Octobre au 1er Novembre.

Tout un symbole…

Vous l’aurez sans doute déjà compris, Samhain est une célébration très importante et très chargée symboliquement. Si l’on voulait la résumer simplement, on pourrait dire que c’est la fête des morts et de la mort en général. Car si l’on honore les défunts, les esprits, on célèbre aussi le cycle naturel de la vie, pour lequel la mort est un passage obligé, mais pas une fatalité négative : de la mort naît la vie.

C’est pour cela que Samhain est vue comme la fin et le début de la roue des saisons : selon certaines croyances (dont la Wicca), c’est à Samhain que le Dieu meure, en se sacrifiant pour permettre à la nature de survivre pendant l’hiver, tandis qu’il retourne dans le ventre de la Déesse pour se préparer au nouveau cycle. C’est la symbolique de la nature qui se meure pour mieux renaître au printemps. On fête aussi la nuit, grandissante, qui avale le jour, avant que celui-ci ne reprenne ses droits quelques mois plus tard.

Mais Samhain, c’est aussi le moment où le voile entre les mondes est si fin que morts et esprits divers peuvent marcher parmi les vivants sans avoir été conviés. Aussi la fête leur est aussi dédiée, et on les célèbre dans l’espoir qu’ils nous accordent leurs faveurs et nous aident pendant la période sombre.

A Samhain donc, la mort est honorée sous toutes ses formes, et on cesse de la craindre, de la fuir, de la détester. On l’accueille comme une amie à notre table et dans nos foyers, pour lui redonner sa place naturelle dans le cycle de la vie.

Les divinités à l’œuvre…

Contrairement à Mabon, qui porte le nom d’un dieu, Samhain n’est pas dédié à une déité en particulier (ni même à plusieurs précisément), même si certains chercheurs et auteurs ont été tentés par cette idée.

De par ses symboliques, on se tournera donc naturellement, si ce sont nos croyances, vers les divinités liées à la mort, au temps qui passe et à la nuit.

Pour les déesses, on aime particulièrement celles qui se présentent, parfois ou tout le temps, en tant que vieilles femmes. Toutes sont assurément les plus sages. Et bien entendu les déesses liées à la Lune et/ou à la nuit, et celles liées à la mort. On y retrouve par exemple Freyja, Hel, Hécate, Morgane, Rhiannon, Cerridwen, Cailleach Bheur, Durga, Inanna, Kali, Nephtys,…

Pour les dieux, ce sont plutôt les guerriers qui sont à l’honneur, ceux qui par essence se sacrifient pour le bien de la communauté. On y retrouve par exemple Thor, Loki, Odinn, Dagda (parèdre de Morgane), Thanatos, Hadès, Pluton, Saturne, Anubis, Osiris, Coyote, Bélénos,…

Si prier les divinités n’est pas votre tasse de thé, d’autres options s’offrent à vous : si vous y croyez, vous pouvez demander au Petit peuple d’être indulgent envers vos proches (car comme à Beltane les Faes sont très actifs, et particulièrement facétieux à Samhain… et pas toujours dans le bon sens pour nous). Vous pouvez aussi simplement honorer vos ancêtres, les défunts proches, vos racines…

A quoi correspond Samhain ?

Dans toutes les pratiques de sorcellerie, il est de coutume de lier entre eux les éléments, les fêtes, les divinités, les couleurs, les aliments, les plantes, les intentions, les planètes, les pierres et cristaux,… Ces correspondances aident à choisir avec quoi on peut décorer la maison, l’autel, la table de fête, ou même quels vêtements porter ou quels aliments manger pour être en harmonie avec les énergies du moment.

Pour Samhain, nous avons donc les correspondances suivantes :

  • Couleurs – orange et noir bien sûr, mais aussi brun et vert sombre, ainsi que le rouge sang
  • Pierres & cristaux – obsidienne noire, jaspe, cornaline, onyx, quartz fumé, jais, pierre de sang, agate (nb : toutes les pierres noires en général conviennent bien)
  • Élément – eau
  • Encens & huiles – copal, santal, benjoin, armoise, sauge, myrrhe, patchouli, pomme, cyprès, menthe, noix de muscade
  • Herbes & plantes – aiguilles de pin, ail, amande, armoise, belladone, bruyère, calendula, cannelle, chêne, chrysanthème, clou de girofle, cyprès, douce-amère, dictame, fleurs automnales, genêt, gingembre, ginseng, graines de citrouille, graines de tournesol, grenadier, gui, hamamélis, herbe aux chats, hêtre, if, laurier, mandragore, molène, noisette, ortie, patchouli, piment, poivre, pommier (surtout les feuilles), prunellier, romarin, roseau, sauge, saule, soucis
  • Nourriture – cidre/vin/jus de pomme chaud, courges (surtout citrouilles), grenade (fruit des Enfers), noix, pommes, pomme de terre (et globalement tous ce qui pousse directement dans la terre). Pour les viandes : plats épicés et relevés.
  • Point cardinal – ouest (où se couche et « meurt » le soleil, et direction de l’autre monde)
  • Runes – Fehu (pour accompagner le gain de richesse spirituelle, autant que pour réchauffer), Uruz (la Mère, les bovidés, la force spirituelle), Ansuz (le pouvoir magique ancestral, la sagesse, la connaissance), Kenaz (la transformation, la capacité de voir les choses invisibles ou de voir sous un autre angle), Hagalaz (pont entre les mondes, aide à traverser les épreuves), Naudhiz (aide au changement, apporte la motivation pour sortir des épreuves), Jera (les cycles, le temps), Eihwaz (Vie & Mort, renaissance, rune chamanique), Perthro (le destin, la divination, le potentiel mystique), Algiz (la rune de protection par excellence), Laguz (l’eau, l’initiation), Othalaz (la communauté, l’héritage ancestral & spirituel
  • Planète / astre – Lune & Pluton (oui, même si les astronomes ne la considèrent plus comme telle…)
  • Créatures magiques –  fées (faes)
  • Animaux – bovidés (vache surtout), chat, chauve-souris, chien, sanglier

Pour la décoration de votre espace personnel, vous pouvez mettre tout ce qui renvoie à la mort : feuilles mortes, ossements d’animaux (recueillis dans la nature, avec respect), fruits à coques, pis de maïs, courges (surtout si elles sont orange), grenades. Vous pouvez agrémenter de représentations d’animaux également liés à la mort et à la nuit : chauve-souris, araignée, chat noir, rapaces nocturnes. Enfin, c’est l’occasion de sortir des placards les objets ayant appartenu à vos ancêtres, ainsi que leurs photos, pour leur réserver une place de choix dans votre maison, et pourquoi pas sur votre autel. 

N’hésitez pas non plus à mettre des bougies et lanternes (creusées dans des citrouilles ou pas) un peu partout, notamment aux fenêtres. Vous pouvez aussi placer des rappels de l’élément eau, puisque cette fête y est très liée.

Un temps pour célébrer…

Les fêtes païennes peuvent être organisées de différentes manières selon la culture et la spiritualité dans laquelle on baigne.

Pour ma part, j’ai tendance à fuir tout ce qui est trop codifié, alors ici vous ne trouverez que très peu de prières toutes faites, ou de rituels à suivre à la lettre. Ma pratique est intuitive et ne repose pas sur des bases strictes : il y a des règles générales à suivre pour ne pas avoir un comportement malsain (comme ne pas blesser sciemment autrui), mais les codes m’étouffent et nuisent à ma propre harmonie.

Aussi, ce que je vais vous proposer ici ce sont des activités diverses et variées qui font écho à la symbolique de Samhain : la célébration de la mort et le renouvellement du cycle de la vie

Activités à l’extérieur

  • Qui dit honorer les morts dit visiter les défunts. Cela peut même s’intégrer dans la tradition de la Toussaint. Nettoyez les tombes des défunts de votre entourage, discuter avec vos disparu·e·s, racontez-leur votre vie, donnez leur des nouvelles du monde, bref, intégrez-les à votre vie. Vous pouvez le faire aussi avant le 31 Octobre et en profiter pour demander aux morts que vous regrettez le plus de venir vous rendre visite lors de vos célébrations plus intimes. 
  • Allez vous promener, faites un tour en forêt, et écouter la nature. Il est dit que la nuit de Samhain, on peut entendre la cavalcade de la Chasse Sauvage (non, pas celle de The Witcher, rassurez-vous)… si vous n’avez pas peur de vous promener dans les bois la nuit, c’est une expérience à vivre.
  • Costumez-vous (en monstre ou encore mieux : avec les vêtements de vos ancêtres si vous avez la chance d’en posséder) et accompagnez vos enfants pour faire la chasse aux bonbons. Halloween peut parfaitement être intégrée à Samhain, car à Samhain aussi on se grimait pour se fondre dans la masse des esprits qui erraient visiblement parmi les vivants. 
  • Si cela est autorisé dans votre commune, vous pouvez allumer des feux de joie et danser autour avec vos proches ou votre coven si vous en avez un. 
  • Répandez les cendres dans votre jardin, dans vos parterres : c’est un bon fertilisant, et la parfaite démonstration de la mort engendrant la vie.
  • Rendez à la terre les restes de vos rituels faits dans l’année (si vous ne souhaitez pas les garder pour plus tard, ou si ça ne peut pas être gardé plus longtemps). 
  • Récoltez les plantes de la saison, particulièrement les racines et tubercules.
Petit message informatif : attention si vous cueillez des plantes toxiques ! Il est tout à fait possible de décorer son autel avec toutes sortes de plantes, mais veillez à bien vous renseigner sur leur toxicité et leur dangerosité avant de les manipuler et de les ramener chez vous, surtout si vous avez des animaux et/u des enfants (évidemment, dans ce cas, soit vous vous abstenez, soit vous veillez à ce que rien ne soit à portée de truffes, becs et autres petites mimines). Ne cueillez rien sans savoir ce que c'est !
  • Si vous avez un jardin ou une cour, n’hésitez pas à y disposer lanterne et citrouilles creusées. 
  • Puisque Halloween peut être intégrée à Samhain, vous pouvez aussi vous lâcher sur la « déco qui fait peur » et indiquer aux gourmand·e·s en costume que vous avez des bonbons à distribuer.

Activités à l’intérieur

  • Là aussi, vous pouvez y aller sur la décoration. N’oubliez pas bougies et lanternes aux fenêtres, veillez à ce que chaque pièce soit illuminée. ATTENTION : placez bien vos bougies pour que rien de brûle, on ne souhaite pas que vous finissiez votre soirée en appelant les pompiers. Des lanternes fermées et sécurisées sont mieux que des bougies simples, surtout aux fenêtres.
  • Même si vous ne sortez pas, costumez-vous, vous avez le droit !
  • Cuisinez : de saison, en famille, entre ami·e·s, tout un repas ou juste quelques douceurs… et pensez à laisser quelques parts à une fenêtre ou dans votre jardin pour les esprits et les Faes. 
  • Si vous avez une cheminée, faites une flambée (ça peut remplacer le feu de joie). 
  • Organisez des activités à plusieurs, lancez des jeux d’antan (comme celui où on doit attraper des pommes dans une bassine, avec seulement les dents). Amusez-vous : votre joie de vivre fera plaisir à vos ancêtres !
  • Creuser les citrouilles et autres courges.
  • Une tradition à Samhain est le « souper silencieux » : on invite les défunts à partager notre repas, en leur dressant le couvert et en les servant. On garde le silence pour ne pas les effrayer. Les plats, qu’ils n’auront pas touché, seront ensuite mis en offrande pour la nuit, puis enterrés le lendemain. Personnellement, ce n’est pas une tradition qui me plaît, entre le silence et le gâchis de nourriture, mais c’est traditionnel, alors j’en parle.

Petite note tradition, puisqu’on est dans le sujet : il est de coutume à Samhain de ne surtout pas refuser la charité. C’est de là qu’est née la fameuse chasse aux bonbons pour Halloween. A l’origine, commençait à Samhain, et ce jusqu’à Noël, une période de mendicité : les pauvres, surtout des enfants, venaient frapper aux portes pour réclamer des gâteaux de l’âme. En échange de cette charité, ces gens promettaient de prier pour tous les défunts de la maisonnée généreuse. A l’époque de l’essor de la chrétienté, où le salut de l’âme était dans toutes les préoccupations, c’était donc très important.

Alors rappelez-vous en lorsqu’on viendra frapper à votre porte pour Samhain : qui sait, peut être ouvrirez-vous la porte à des esprits qui testeront votre charité…

Activités spirituelles & magiques

  • Honorez les morts, on n’insistera jamais trop sur ça. Ne serait-ce que penser à eux pendant les préparatifs c’est déjà les honorer. Exposer leurs photos (non pas sur les murs mais sur un espace dédié, que ce soit une table ou votre autel), et leurs biens que votre famille a conservé. Invitez-les à célébrer Samhain avec vous. Remerciez-les pour tout ce dont vous avez hérité (biens comme principes, coutumes, savoirs,…).
  • Les actions magiques sont toutes renforcées. La période est très propice pour tout ce qui touche aux pouvoirs psychiques, aux capacités extra-sensorielles. C’est donc le moment pour faire de la divination et contacter les défunts. Les rituels et sorts de bannissement, purification et protection sont aussi conseillés.
  • Vous pouvez créer des outils magiques, ou créer tout court : chant, musique, peinture, objets,… 
  • Samhain invite à faire le bilan et à aller à la rencontre de nos peurs. C’est donc le moment idéal pour lancer un « shadow work« . 
  • Vous pouvez édifier une porte symbolique entre notre monde et celui des morts. Il faut que la porte soit tournée vers l’ouest. Elle peut se faire avec deux bougies (une noire et une blanche). 
  • Vous pouvez, si cela correspond à votre croyances, souhaiter « bon voyage » au Dieu Cornu et le remercier (de la façon qui vous convient le mieux, que ce soit en chanson, par un rituel, une prière,…) pour son sacrifice. 
  • Vous pouvez écrire neuf vœux pour le prochain cycle et les faire brûler, un par un, en vous concentrant dessus. De même, vous pouvez réaliser des effigies représentant les mauvaises choses ou habitudes dont vous voulez vous débarrasser et les mettre au feu (dans le feu de joie ou de cheminée…).
  • Enfin, vous pouvez tout simplement méditer. Pensez à manger léger pour ne pas vous endormir !

Pleine Lune & Lune Bleue

J’en ai déjà parlé dans mes précédents articles sur les phases lunaires et sur la Pleine Lune : cette journée du 31 Octobre 2020 sera très spéciale, car Samhain se passera pendant une Pleine Lune (à 15h51 précisément, oui, une heure miroir, encore un fait notable…), qui sera aussi la deuxième du mois, donc une Lune Bleue. 

Les énergies magiques seront donc doublement renforcées. Mais vu le contexte (voile entre les mondes très fin), les esprits de toutes sortes seront aussi en grande forme. 

Aussi, je terminerais par ce point, et j’insiste vraiment sur sa grande importance : ne lésinez pas sur la protection de votre foyer, de vos proches et de vous-mêmes ! C’est d’ailleurs à cela que servent les courges creusées dans des visages effrayants : si les bougies et lanternes simples guident les esprits que l’on désire voir jusqu’à nous, les citrouilles creusées servent à effrayer et à repousser les mauvais esprits. Et oui, creuser les citrouilles c’est aussi de la sorcellerie !

Pensez à sceller miroirs (d’ailleurs, détail que j’ai oublié lorsque j’en ai parlé, mais ne pratiquez pas devant un miroir ! Retournez ou voilez-les si vous n’avez pas le choix), fenêtres et porte (avec un sigil, des runes, des talismans, ce que vous voulez selon vos croyances et habitudes). Mettez de la lumière partout.

Pour vous aider, n’hésitez pas à consulter mon article sur la protection.

Sur une tranche d'arbre est posée une (fausse) citrouille creusée et illuminée, surplombée d'un chapeau noir pointu avec de la dentelle. Tout autour, un tapis de feuilles mortes, un coffret en bois et un vase en forme de tour avec un bouquet de rose noires en bois.
Samhain & Halloween - ©La Tanière de Mélusine

Et voilà, nous sommes arrivé·e·s à la fin de cet article… Il ne me reste donc plus qu’à vous souhaiter un agréable et magique Samhain. La semaine prochaine, je parlerais du Shadow Work, pile à temps pour la célébration du lendemain…

Que la lumière et la chaleur vous entourent pour Samhain !

Prenez soin de vous et que Mélusine vous garde…

Amélie la sorcière

Sources

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2 commentaires sur “Honorons la mort à Samhain”

  1. Merci pour ton blog et tout ces partages très intéressants. Un vrai plaisir de te lire et d approfondir mes connaissances .

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