Mélusine, la Fée Serpente

Les créatures merveilleuses ont toujours été une source de grands mystères et de légendes fantastiques. Et comme beaucoup de mythes, la réalité n’est jamais très loin… Et celle qui m’a servi de symbole n’y fait pas exception.

Aujourd’hui, je vous présente avec bien plus de détails l’histoire de Mélusine, la Fée Serpente du Poitou (et d’ailleurs), la grande Fée Bâtisseuse, qui depuis des siècles fait couler beaucoup d’encre.

Fougères (35) Église Saint-Sulpice Baie n°6, détail : Mélusine prenant son bain.
Fougères (35) Église Saint-Sulpice Baie n°6, détail : Mélusine prenant son bain.

La légende mythique de Mélusine

L’histoire de Mélusine a été relatée par plusieurs conteurs – ce qui explique que certains détails diffèrent d’une version à l’autre (tant dans les noms que dans certains faits). Je vais  tâcher aujourd’hui de vous la narrer… Et pour cela, il faut remonter avant la naissance de la fée… et voyager un peu.

La Fée Pressine et ses filles…

Tout commence en Albanie, ancien nom désignant l’Écosse. Là était un roi, nommé Elinas (ou Hélinas). C’est un homme puissant et courageux. Un jour qu’il chassait, il trouva une fontaine où il aperçut la plus belle dame qu’il lui ait été donné de voir, et dont il tomba immédiatement amoureux. Pressine (ou Persine) accepta de l’épouser, à la seule condition que le roi ne chercherait jamais à la voir au temps de ses couches (ce qui peut vouloir dire après avoir donné naissance comme pendant ses règles). Le mariage fut célébré, consommé, et trois filles furent engendrées (il s’agit là d’une grossesse multiple). La première née fut Mélusine, la seconde Mélior, et la troisième Palestine. 

Or, il se trouvait que le roi avait eut un fils d’un premier mariage, Mataquas. Celui-ci fut piqué de jalousie et encouragea son père à rompre son serment, le poussant à se rendre dans la chambre où Pressine baignait ses filles. La Fée fut très en colère, quitta son époux et emmena ses filles avec elle en Avalon. Elle les y éleva jusqu’à leur quinzième anniversaire, et tous les matins elle les menait sur le mont Eléonos (la Montagne Fleurie), d’où on pouvait voir au loin la lointaine Albanie. Et chaque matin elle leur répétait cette histoire qui les avait conduites en exil, par la faute de leur père. Mélusine la première en fut agacée et parla à ses sœurs de son projet de punir Elinas. Elles enfermèent alors leur père dans la montagne de Northumbrie (un ancien royaume comprenant le nord de l’actuelle Angleterre et le sud de l’Écosse), nommée Brumblerio.

Une malédiction en cache une autre…

L’acte de ses trois filles mit cependant Pressine en colère et cette fois c’est sur ses propres filles qu’elle lança une malédiction :

  • Palestine fut enfermée avec un lutin dans le Mont Canigou, où elle devait protéger le trésor de son père, jusqu’à ce qu’un chevalier ne la délivre
  • Mélior dut supporter l’enfermement dans un château d’Arménie, en compagnie d’un épervier merveilleux
  • et enfin Mélusine fut condamnée à se transformer tous les samedis en serpente au-dessous du nombril…

Toutefois, Pressine ne s’arrêta pas là concernant Mélusine. Elle lui promit tout d’abord que si elle trouve un homme qui accepte de l’épouser à la seule condition de ne jamais la voir le samedi (ce qui n’est pas sans rappeler la propre histoire de Pressine), Mélusine pourrait alors vivre normalement sa vie de femme et mourir naturellement. Elle l’assura également que sa lignée serait noble et grande, et qu’elle accomplirait de belles et hautes prouesses. Cependant, Pressine rajouta une close, toujours en miroir à sa propre mésaventure : si Mélusine devait se séparer de son époux, elle retournerait à une vie malheureuse et sans fin. 

Mélusine et Raymondin

Mère et filles se séparèrent donc en mauvais termes et Mélusine erra, passant des îles britanniques à la France, pour arriver finalement dans les bocage poitevins, où son destin changea.

Raymondin est le fils du comte de Forez mais est élevé par son oncle, le compte Aymar de Poitiers. Un jour de chasse, il tue accidentellement son oncle, et, prit de « folie passagère » fuit jusque dans la forêt de Coulombiers en Poitou (dans le département de la Vienne). C’est là qu’à minuit, il trouve la « Fontaine de la Soif » (Font-de-Cé) où sont trois « dames de grand pouvoir »… dont Mélusine. Cette dernière le réconforte et lui propose son aide : elle le fera innocenter et lui permettra de devenir un grand seigneur si il l’épouse, à condition qu’il respecte l’interdiction de la voir le samedi. Raymondin accepte, car évidemment lui aussi succombe à la grande beauté de la fée (et c’est de famille, son père aurait aussi rencontré une fée à une fontaine…).

Les noces sont célébrées et Raymondin devient le plus grand seigneur de Poitiers, à la tête des Lusignan. De ce mariage naquirent dix fils beaux et solides… à quelques détails près pour les huit premiers qui furent porteurs de certaines difformités :

  • Urien, qui devient roi de Chypre, avait le visage court et large, un œil rouge et l’autre vert et les plus grandes oreilles qu’on puisse avoir
  • Eudes avait une oreille plus grande que l’autre
  • Guyon avait un œil plus haut que l’autre, mais cela ne l’empêcha pas de devenir roi d’Arménie
  • Antoine portait une griffe (ou une patte) de lion sur la joue, mais lui aussi fut connu, en tant que duc de Luxembourg
  • Renaud n’avait qu’un seul œil, mais devint tout de même roi de Bohême
  • Geoffroy est né avec une défense de sanglier sortant de sa bouche (Rabelais en fera l’ancêtre de Pantagruel)
  • Fromont, qui devint moine à Maillezais, avait sur le nez une petite tache velue
  • Enfin le huitième fils, dont le nom est Horrible (oui, pour de vrai…), était incroyablement grand, et avait trois yeux… et avant ses quatre ans il était si féroce qu’il tua deux de ses nourrices…

La jalousie frappe encore…

Raymondin étant souvent à parcourir la Bretagne, Mélusine dut trouver de quoi s’occuper, aussi devint-elle fée bâtisseuse. On lui prête la construction des villes de Parthenay, de Tiffauges et de Talmont, des châteaux de Châteaumur, Mervent et Vouvant, des tours de garde de la mer et les murailles à La Rochelle, et de nombreuses églises, chapelles et abbayes dans tout le Poitou ainsi qu’en Vendée. Cependant, comme toute fée qui se respecte, Mélusine n’œuvre qu’au clair de lune, et si elle se sent observée, elle arrête définitivement son ouvrage : c’est ainsi qu’il manque une fenêtre à Ménigoute, et la dernière pierre des flèches de Niort et de l’église de Parthenay… Elle bâtit si bien, qu’à son retour Raymondin ne reconnaît plus Lusignan, mais il en fut très heureux.

Mais un tel succès attire la jalousie, en l’occurrence celle du propre frère de Raymondin, le nouveau comte de Forez. L’homme commença à médire sur Mélusine, insinuant que pendant son absence, tous les samedis, elle trompait son époux. Raymondin est alors furieux et, épée à la main, se rend à la porte de la chambre de Mélusine. Là, il tourne si fort sa lame dans le bois qu’il en perce un trou et y voit sa femme qui se baigne, dans une immense cuve, et il peut constater qu’elle a une queue de serpente à la place des jambes.

A ce moment-là, il existe deux versions :

  • soit il s’exclame « Je viens mon amour de vous trahir à cause de la fourbe exhortation de mon frère »
  • soit il comprend son erreur, jette son frère à la porte de son château, et déclare sa femme irréprochable… jusqu’au jour où leur fils Geoffroy est accusé d’avoir incendié l’abbaye de Maillezais avec une centaine de moines à l’intérieur, dont son frère Fromont. Raymondin ne pouvant supporter sa monstrueuse descendance traite alors, publiquement, Mélusine de « très fausse serpente »…

Dans les deux cas, le résultat est le même : trahie, Mélusine doit se résoudre à se séparer de son époux. D’un bond, elle saute sur une fenêtre de la chambre, aussi légère que si elle avait eu des ailes, se met à hurler, puis se jette dans les airs. « Elle fait trois fois le tour de la forteresse, poussant à chaque tour un cri prodigieux, un cri étrange, douloureux et pitoyable. » Et Raymondin ne la revit plus jamais…

La Fée protectrice des Lusignan

Jean d’Arras raconte que Mélusine revint souvent la nuit pour bercer, caresser ou allaiter ses derniers nés, à la vue des nourrices qui n’osaient rien dire ou faire. 

Après que Raymondin soit devenu ermite à Montserrat, c’est Mélusine qui prévint leurs fils de la mort de leur père, trois jours avant, en tournoyant et en hurlant au-dessus des tours. Et on dit qu’elle se montre ainsi chaque fois qu’un descendant de sa lignée va mourir ou que les biens des Lusignan changent de propriétaire…

Enluminure représentant un château. A gauche, un personnage en pourpoint bleu et armé d’une lance se dirige vers une sortie (vers la gauche). Au centre, un personnage vêtu de rouge se tient contre une porte en bois percée d’un trou. A droite, on voit l’intérieur de la pièce se trouvant derrière cette porte. On y voit une femme avec une queue de serpent et des aile de dragon en train de prendre un bain dans une cuve en bois.
"Mélusine en son bain, épiée par son époux", tiré du "Roman de Mélusine" par Jean d'Arras. Manuscrit enluminé, XVe siècle - © Bibliothèque nationale de France

La nature sur Mélusine

L’étymologie la plus courante désigne Mélusine comme signifiant « merveille » ou « brouillard de la mer ». Mais d’autres théories existent : 

  • d’après le récit de Jean d’Arras, « mélusine » signifierait « prodige » ou « prodigieuse »
  • le Littré suggère le latin melus, « mélodieux, agréable « 
  • Bullet propose une racine celtique mi-lysowen, « moitié-serpent »
  • selon Léo Desaivre, « Merlusine » désignerait la « mère des Lusignan »
  • Henri Dontenville suggère entre autres la racine mar, mer, mel qui en ferait une « dame des eaux », une « dame de la fontaine », ou encore « mère Lucine », d’après une désignation de Junon en tant que protectrice des accouchements : Lucina
  • Lusine/Lucine renvoie à la racine latine lux, « lumière », et au nom du dieu celte Lugh
  • P. Martin-Civat parle de « mère l’eusine », d’après le nom poitevin du chêne vert, de l’yeuse, et il fait de la Mélusine primitive une divinité du chêne
  • Félix Liebrecht se réfère à une désignation d’Artémis : Melissa, et invoque l’influence phocéenne
  • E. Blacher propose une ouverture vers la déesse hindoue Miluschi, la « généreuse », dont la mère Priçni serait l’équivalent de Pressine
  • on a également rattaché Mélusine aux anciennes mines d’argent de Melle, dans les Deux-Sèvres
  • Jean Markale semble pouvoir définir le personnage à partir du grec : melas – leukos, la « Blanche-Noire ».

Tout cela comporte déjà des indices quant à la nature même de la fée Mélusine. A à la fois femme et serpente, toujours liée à l’eau, parfois ailée, on peut tout d’abord la rapprocher du mythe des sirènes. On la dit parfois Vouivre (une autre créature féérique, belle femme se transformant en serpent ailé aveugle ayant une gros diamant rouge sur le front, ou inversement), et on peut aussi la rapprocher des Lamias. Et bien entendu, comme toutes les femmes puissantes des légendes et la majorité des grandes fées, la chrétienté eut tôt fait de la placer comme monstrueuse en lui ajoutant une nature de succube…

Mais ses ressemblances avec des déesses comme Junon, et sa longue et forte descendance, en font également un archétype de déesse-mère. Et cela peut évoquer une origine bien plus ancienne, peut être de Scythie (car des Scythes, plus précisément les Taïfales, ont été jusque dans la Poitou, et auraient donné leur nom à la ville de Tiffauges… que l’on dit avoir été édifiée par Mélusine).

Enfin, quand Mélusine hurle et se lamente pour prévenir la mort d’un de ses descendants, c’est sa nature de Banshie (créatures qui viennent justement d’Écosse…) qui est alors mise en avant. 

Quoiqu’il en soit, en sa qualité de fée, Mélusine est un membre éminent du Petit Peuple (dans le groupe des fées et fés du foyer, plus précisément). A la fois mère, artiste, politicienne et bâtisseuse, elle représente les femmes fortes et puissantes condamnées par les hommes, car le regard masculin la transforme en monstre…

A gauche, finissant de descendre un escalier, un homme vêtu de rouge se tient contre une porte en bois. Il semble regarder par un trou. De l’autre côté, à droite, se trouve une femme avec une queue de serpent, en train de se baigner.
La fée Mélusine par Julius Hubner (1500)

La postérité de Mélusine

Pour comprendre à quel point Mélusine est liée à de nombreuses localités et à autant de grandes familles, il faut avoir en tête un fait simple : avoir un ancêtre illustre, c’est ancrer sa famille, son nom, dans l’histoire. Plus encore, avoir son lignage lié à une créature merveilleuse, c’est rendre son origine intemporelle (un peu à l’image des rois se disant issus d’une divinité solaire). Avoir un ancêtre merveilleux, c’est donner plus de charisme à sa famille.

Cette aura de puissance liée à Mélusine, plusieurs grandes familles s’ne déclarent donc héritières :

  • les Lusignan, bien sûr
  • les La Rochefoucault
  • les Sassenage (région de Grenoble)
  • les Luxembourg : le duché a même fait de Mélusine son symbole national, et il est dit qu’elle aurait épousé le fondateur même de la famille…
  • en Belgique, elle est la protectrice de la maison de Gavre, au château d’Enghien (les Lusignan y ont séjournée)
  • les comtes de Toulouse et les Plantagenêts se disaient aussi descendre de Mélusine

On trouve des traces de Mélusine un peu partout en France, même si le Poitou revendique la paternité de la légende. Petit point gentilé : les habitants de Lusignan sont appelé les mélusins…

Evidemment, le personnage de Mélusine a beaucoup inspiré la culture moderne, au cinéma comme dans la littérature.

Détail d’une enluminure sur lequel on voit une représentation du château de Lusignan devant un ciel bleu roi. Au-dessus de la tour de droite vole un dragon doré, figuration de Mélusine.
Les Très Riches Heures du duc de Berry, détail du folio du mois de mars, vers 1440 - Partie supérieure du folio réalisée par les Frères de Limbourg (Herman, Paul et Jean)

A présent, vous savez tout, ou presque, sur la fée patronne de mon univers. Parce qu’elle est lié à ma région natale tout autant qu’à celle où je me suis installée à mon arrivée en Belgique, et parce qu’elle m’évoque une icône du féminisme, je ne pouvais qu’adore cette fée incroyablement forte qu’est Mélusine. Et j’espère que son histoire vous aura plu !

A vendredi prochain pour un nouvel article dans lequel je vous expliquerais toute la symbolique autour du nombre 9…

Prenez soin de vous et que Mélusine vous garde…

Amélie la sorcière

Sources

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2 commentaires sur “Mélusine, la Fée Serpente”

  1. bonjour Amélie la sorcière,

    Merci pour ce riche partage, je me suis nommée Mélusine de 2007 à 2013, à l’écoute de la guidance « Un Terre rit heure » et ma Vie a changé. Je suis sortie de la Matrice sociétale pour vivre mes rêves près de Bugarach et Rennes le Chateau, lieu fort connu pour ses mythes et légendes.

    La vibration numérologique de ce prénom est la même que la totalité de mon état civil, en le portant, je me suis offert d’activer la Noblesse de mon héritage. En parallèle, cela m’a permise, tout autant de commencer la cessation de mon identité morale juridique, pour retrouver ma liberté et cesser d’être une esclave du système.

    Mélusine m’a donc accompagnée à accueillir et à assumer ma propre puissance, jusqu’à partir vivre dans l’Aude.
    Et que de miroir dans son histoire avec la mienne pour guérir la « trahison » paternelle et la malédiction maternelle !

    J’ai vécu une guidance symbolique par ce conte partagé surtout pour moi, avec l’histoire de Guy de Lusignan, Roi de Jérusalem qui sauva la vie d’Éléonore d’Aquitaine. Confirmé par une conférence sur les comptes de Toulouse chez Debowska production à Rennes les bains. Là, j’ai réalisé que les Raymondin ont à la fois protégé le catharisme qui a permis une grande prospérité par le mariage de diverses cultures, et ce aussi à la suite des croisades, pour ensuite trahir cette abondance issue aussi du « fin amor »… où encore aujourd’hui, n’en déplaise aux menteurs vainqueurs qui ont transformé l’Histoire, la femme n’a toujours pas retrouvé son statut sociale et de respect de l’époque.

    Mélusine nous parle donc, de cette diabolisation chrétienne, tout à fait, où la connaissance intuitive, tellurique, émotionnelle du corps féminin est considéré comme un danger.

    Et il est certain que par millions sur le continent Européen des femmes ont péri par le feu, sous la dénonciation, la jalousie de certains qui ont lâché leur venin pour discréditer la conscience féminine, la sagesse des mondes invisibles, la connaissance des plantes guérisseuses, d’où ce lien avec le monde des fées.

    En ces temps de folie collective, André Malraux nous avait prédit, que le 21ème siècle serait spirituel ou ne serait pas. Il est donc plus que bienvenue, de réveiller, en nos coeurs, en nos corps, la mémoire de notre âme qui contient cette sagesse oubliée, de la force du symbole et des mondes invisibles.

    Nous le savons, pour ceux qui sont encore bien vivants et avec un minimum de valeurs profondes de Liberté, l’Amour est la clé pour « Ré ouvrir » les coeurs fermés, et nous sommes, nous les Dames les gardiennes de ce savoir oublié, par la peur d’être torturées, persécutées, violées et brûlées vives. Les Hommes qui ont eu le courage de nous préserver, de nous protéger, par leur autorité bienveillante, ont tout autant soufferts de cette réalité mortifère.

    Derrière ce mythe de Mélusine, se cache aussi la sagesse ancienne d’Isis, de la grande Ourse, qui nous rappelle la Déesse Mère.

    D’après la guidance de Mélusine, mes recherches m’ont conduites à voir que les pouvoirs du cerveau droit garde les lois de la Vie invisible avec Nephtys. Isis est la gardienne des lois de l’amour et de la vie et d’ailleurs, elle parvient avec Nephtys a « ré suscite Hé » son époux… Le cerveau gauche, lui est animé par Seth qui représente l’aspect prédateur et animal et Osiris l’Autorité bienveillante constructive de la matière, pour jouer sur Terre….

    En résumé, Mélusine nous révèle bien des domaines cachés et pourchassés, qu’il nous est maintenant demandé d’assumer. Car cette vibration vit en chaque Une de nous.

    Au plaisir de contribuer,
    Lucie Colibri

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